Je suis médecin, mais je suis aussi guide de montagne, au sein du Conseil de l’Environnement, l’association que j’ai créé à Qobeiyat il y a 30 ans. Je marche depuis l’âge de 10 ans : j’ai commencé la randonnée avec les scouts, dans le Akkar et la région de Qobeiyat. Pour moi, c’était une formidable évasion.
J’ai créé le Conseil de l’environnement avec des amis, dont des marcheurs, dans l’objectif de faire découvrir aux citoyens la nature qui les entoure, et de les sensibiliser à la protection de la forêt et de l’environnement en général. La marche y était fondamentale : nous avons pensé qu’il serait plus efficace d’emmener les gens sur les sentiers pour leur faire découvrir la nature et en faire des protecteurs de l’environnement, plutôt que d’organiser des conférences. Nous avons commencé à organiser des marches tous les dimanches, toute l’année. C’est comme cela que je suis devenu guide, en plus de mon activité de médecin et de responsable au sein du Conseil de l’environnement. Au sein de l’ONG, nous avons d’ailleurs également mis en place des sessions pour former des guides de randonnées.
Aujourd’hui, je continue à penser que marcher est essentiel. En fait, marcher, c’est vivre. C’est activer un ensemble de fonctions physiologiques y compris cérébrales, et mettre tous nos sens en éveil. C’est retrouver une harmonie avec la nature. L’être humain est fait pour marcher, nous avons tous intérêt à cultiver cette activité, chez les adultes comme chez les plus petits.