Ici, on passe quelques heures au plus près de la terre, à comprendre sa fonction nourricière. C’est aussi un moment pour renouer avec les traditions de la montagne libanaise, quand on travaillait la terre et qu’on récoltait le blé, qu’on fabriquait soi-même sa « Mouné », c’est-à-dire les aliments conservés de manière à tenir tout l’hiver. Il y a une certaine nostalgie dans ce que l’on apprend ici. Ces gestes sont ceux d’une époque où tout semblait plus simple.
Et si, justement, ils avaient toute leur utilité aujourd’hui ? En tout cas, on ne repart pas de chez Raed les mains vides : au fil de la visite de cette petite exploitation, sur le terrain, on a l’occasion de cueillir des fruits et légumes : en été, ce sont les cerises, et les légumes comme le loubieh (haricots), la tomate de montagne, le concombre et son cousin le « mekté », le blé, le persil, les pommes de terre, les oignons et les courgettes...
Selon la saison, on aura peut-être aussi la chance de cueillir des pommes, le Khouck, du raisin, des figues, des kakis, ou des kiwis. Sans oublier les « castanas » (châtaignes) à l’automne !